14 rue des Dominicaines 13001 Marseille

Socio-Sanitaire

photo squatt
Socio-Sanitaire

«2 millions de personnes âgées toujours isolées, 750000 en situation de mort sociale (une aggravation de plus de 40% en quatre ans et de plus de 150% en huit ans). » Source : « Baromètre Solitude et Isolement, quand on a plus de 60 ans en France en 2025 », Petits Frères des Pauvres.

 

Favoriser le lien social, lutter contre le non-recours aux droits, prévenir ou assurer un suivi santé, insérer pour un avenir plus serein.

Historiquement, l’AMPIL s’engage aux côtés des travailleurs migrants à la retraite. Une population vieillissante, aux liens familiaux distendus, qui souvent souffre de solitude après avoir contribué par leur travail au développement des infrastructures françaises. L’isolement, la barrière de la langue, combinés au processus de dématérialisation administrative, accentuent le non-recours aux droits et collatéralement les ruptures d’accès aux soins.

Pour qui ?

Les immigrés âgées vivant dans des conditions de logement plus ou moins précaires, certains d’entre eux en résidence sociale ADOMA, association partenaire de l’AMPIL.

Les réfugiés politiques en provenance de Syrie, d’Afrique Subsaharienne et à présent d’Afghanistan dans le cadre du programme européen du FAMI. Les habitants des squats et bidonvilles.

Comment ?

L’AMPIL et ses partenaires agissent au travers d’actions complémentaires : la médiation santé, la médiation santé au sein des résidences sociales ADOMA*, l’accompagnement social, le programme des réinstallés, l’action pour la résorption des bidonvilles et les diagnostics FNAVDL DALO*.

Médiation Santé

Un infirmier et un médiateur santé accueillent chaque jour dans un espace dédié.
L’infirmier reçoit toute la semaine sans rendez-vous pour un diagnostic qui relève de ses compétences, pour des contrôles paramédicaux ou pour expliquer des consignes médicales. Il écoute et rassure le patient. Il oriente ou accompagne, lorsque nécessaire, vers les structures de soin adaptées ou dans les démarches d’hospitalisation. Pour les plus vulnérables, des visites à domicile sont organisées.
Le médiateur santé apporte une aide dans les démarches administratives. En binôme avec l’infirmier, il organise aussi des actions collectives sur la prévention de maladies, notamment chroniques et d’accidents.
En contact régulier avec les instances publiques, la complémentarité du binôme permet de lever des blocages administratifs parfois complexes. Cette permanence permet d’éviter les ruptures de soin, la dégradation de l’état de santé du patient et de le maintenir à domicile dans des conditions dignes. Grâce à une prise en charge précoce, elle contribue à désengorger les urgences et à réduire le nombre de consultations dispensables.
Trois fois par semaine, un petit déjeuner gratuit offre un espace de rencontre aux personnes âgées.

Ce sont plus de 350 personnes qui sont accompagnées chaque année dont environ 20% rencontrent des difficultés face à l’accès à un logement.

Médiation Santé Au Sein Des Résidences Sociales ADOMA*

Deux infirmières médiatrices santé collaborent avec les 56 responsables de résidences ADOMA* sur tout le territoire des Bouches du Rhône pour assurer l’accompagnement et le suivi santé des résidents qui en ont besoin, du simple diagnostic infirmier au maintien à domicile, en passant par la coordination de l’ensemble des acteurs du parcours santé. Elles sensibilisent également les personnes à la prise en charge de leur santé tout en veillant à ce que l’aide à la personne soit effective, bien faite, et dans la dignité.

En 2024, 274 personnes ont été suivies dont 66 souffrant de pathologies psychologiques et psychiatriques.

Accompagnement Social

Un binôme de médiateurs accompagne les personnes âgées dans les démarches socio-administratives : création d’une adresse mail, ouverture de comptes « administratifs » en ligne, domiciliation, etc.

photo panier mairie
Paniers offerts par la Mairie Annexe du 1er et 7ème arrondissement de Marseille à destination des personnes âgées pour Noël.

Programme "Réinstallés", financé par le Fonds Asile Migration et Intégration (FAMI)

Ce programme vise à offrir une protection aux personnes ayant fui leur pays en raison de conflits ou de persécutions et de leur permettre de reconstruire une vie stable en France.

L’équipe, composée de deux médiatrices multilingues et d’une coordinatrice, travaille en étroite collaboration avec celle de l’Agence Immobilière à Vocation Sociale (AIVS) pour la mobilisation des logements. Les familles sont accompagnées dans l’appropriation du logement et la compréhension des droits et devoirs afférents. Des visites à domicile sont réalisées tous les 15 jours en binôme (AIVS/Réinstallés) pour les nouveaux arrivants et une fois par mois ensuite.

L’équipe intervient sur l’accès aux droits et l’accompagnement social qui dure une année à l’issue de laquelle, les personnes sont censées être autonomes. Pour mener à bien l’insertion des ménages, l’équipe réalise des entretiens individuels, des accompagnements physiques au sein de différentes structures (hôpitaux, Préfecture, écoles, centres de formation, France Travail, Pôle d’insertion, Mission Locale, Banque, CASNAV,* CIO* etc.) et assure le passage de relais vers le droit commun. 

Chaque année plus de 30 personnes sont accueillies et plus de 1500 démarches administratives accomplies. Depuis 2017, nous avons accueilli, soutenu et accompagné 115 familles, soit 355 personnes.

photo préparation chambre
Préparation d’une chambre pour une arrivée en 2025

La vulnérabilité des familles sur le plan santé a marqué l’année 2024. Les accompagnements santé sont de plus en plus lourds et relèvent d’une réelle coordination dans les parcours de soins. Ces vulnérabilités des ménages repoussent d’autant l’insertion professionnelle et en premier lieu l’apprentissage de la langue.

FNAVDL DALO

Une équipe de travailleuses sociales réalise des diagnostics sociaux pour les ménages reconnus Prioritaires et Urgents par la Commission Départementale de Médiation (CDM) et pour lesquels la CDM ou la Préfecture des Bouches du Rhône préconisent une orientation vers le FNAVDL. Elle fait un point sur les droits, explique aux ménages le cadre du DALO et du statut de reconnaissance Prioritaire et Urgent, repère les fragilités des ménages et évalue les besoins en accompagnement. 
Près de 300 diagnostics ont été réalisés en 2024.